Mise en lumière de nos dernières lectures
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Aux confins des Alpes, à l'époque médiévale. Hugon, seigneur de Bure, être cruel et tyrannique, marque son temps et sa lignée au fer rouge avec la bénédiction de l'Église. Encore adolescent, il n'hésite pas à accuser un innocent afin de couvrir un crime que lui-même venait de commettre. Un simulacre de procès conduira le pauvre homme au bûcher, où il brûlera sous les yeux de Gala, sa fille à la beauté irradiante. De ce jour, recluse dans les bois de Bénévent, Gala s'ensauvage.
Un jour, Hugon la soumet. De ce viol naissent trois enfants. Chaque nourrisson porte au cou la marque du seigneur de Bure, un coquelicot cousu à même la peau. L'accoucheuse confie Reine à Clarisse de Bure, épouse du seigneur, qui se croit stérile, et abandonne Éphraïm, garçon aux yeux vairons, sur le seuil d'un prieuré où un bénédictin l'élèvera comme son fils. Quant à la troisième nouvelle-née, laissée pour morte, elle sera l'idiote, l'attardée sublime, surnommée Mange-Ciel.
Tout en remontant la généalogie de cette histoire de pouvoir, de vengeance et de justice au temps du Moyen-Âge,
Trois fois la colère
s'empare de quelques-unes des questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, le hiatus entre la justice et la vengeance, la tension entre l'empire du passé et les identités à inventer. À quoi s'ajoute ce personnage central de toute l'œuvre de Laurine Roux : la nature. La nature toujours souveraine, toujours promesse de refuge, immuable symbole de l'amour, de l'espoir et de la révolte.
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
À Saint-Denis, voisin de la nécropole royale, se trouve un étonnant et imposant édifice: la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Vanessa est aujourd'hui surveillante dans cet internat de jeunes filles revêtant tantôt des airs de château de conte, tantôt de maison hantée.Véritable cheffe d'orchestre de ce roman choral, elle nous invite à faire la connaissance de quatre pensionnaires : Lou,Yasmine, Adèle et Suzanne. Ces adolescentes portent toutes un lourd symbole, une médaille remise à leur père ou à leur grand-père, leur clé pour entrer ici. Leur présent et leur passé s'entremêlent, le temps se détraque, jusqu'à ce drame irrémédiable, que personne n'avait vu venir. Dans un premier roman singulier, Lucile Novat détourne les codes du genre et donne à ce conte vénéneux des accents résolument modernes
Lu par Bénédicte
Un roman choral et viscéral qui mêle brutalité et grâce,
par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2025
Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant.
Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang.
Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans.
Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé.
Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité.
Née en Bretagne au début des années 1980, Mathilde Beaussault, fille d'agriculteurs, enseignante, a fait une entrée remarquée dans le monde de la littérature avec son premier roman Les Saules, un des 100 meilleurs livres de l’année 2025 selon le palmarès Lire Magazine, Grand Prix de littérature policière, Prix du jury du polar L’Humanité, Prix Louis-Guilloux.
Lu par Bénédicte
Sauf à endosser des problèmes très généraux, trop génériques – absurdité universelle, incommunicabilité, dérèglements en tout genre –, elle ne s'explique pas son mal de vivre. Alors, quand sa thérapeute lui diagnostique un lourd secret dont elle n'avait pas conscience et qu'elle se persuade que ses parents, des retraités épanouis, lui cachent quelque chose, l'espoir de souffrir pour de bon la galvanise.
Ne reste plus qu'à enclencher la catastrophe.
Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne. Son goût pour la lecture et l’écriture se manifeste dès l’enfance.
Il est l'auteur de Le Répondeur — adapté au cinéma en 2025 avec Salif Cissé et Denis Podalydès —, Pas de souci et Eux deux, trois romans qui forment une trilogie de satire sociale, dans lesquels Blanvillain se joue avec humour de nos névroses et de notre rapport au monde.
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Bo n’a plus beaucoup de temps devant lui. À quatre-vingt-neuf ans, il vit isolé dans un village suédois et sa santé décline rapidement. Sa solitude n’est troublée que par le va-et-vient de ses aides à domicile. Parmi les rares choses qui lui restent, il y a les appels à son meilleur ami et la fidèle compagnie de Sixten, son gros chien auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Bo aime s’endormir avec lui, sa main enfouie dans l’épais pelage. Quand son fils juge qu’il ne peut plus s’occuper
d’un tel animal, l’orgueilleux Bo plonge dans un tourbillon d’émotions. Père et fils n’ont jamais su communiquer. Comment dire aujourd’hui ce qui compte vraiment ? Bo dresse le bilan de sa vie, de ses liens familiaux, et se penche sur la façon imparfaite dont il a exprimé son amour au fil des ans. Bestseller international profondément émouvant, gagnant du Prix du livre de l’année en Suède, Les grues volent vers le sud est le récit d’une dernière réconciliation. Lisa Ridzén célèbre la beauté des lumières du crépuscule avec une oeuvre irrésistible, traduite dans plus de quarante langues.
Lu par Bénédicte
Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.
Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël. S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter ?
Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui ? Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe. Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…
Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment « le spécimen ».
Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment producteur de « Call me by you name » (2017) et« Je suis toujours là » (Oscar du meilleur film 2025).
« Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire. » (Maxime Chattam).
Lu par Bénédicte
Décès accidentel ? Suicide ? Mort provoquée ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée ?
Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur.
Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme).
Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.
Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires.
Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Un soir de tempête, une femme s'échoue sur le rivage, miraculeusement en vie. D'où vient-elle ? Et que cherche-t-elle ?
Bientôt, des secrets enfouis referont surface. Et chacun devra affronter ses fantômes.
Mêlant suspense, réflexion écologique et tragédies familiales, Charlotte McConaghy signe un thriller polyphonique addictif sur la quête de communion et de beauté dans un monde au bord du précipice.
Lu par Bénédicte
" Si on donne à une fille une bouffée d'air frais et qu'ensuite on la lui reprend, elle se battra comme une lionne pour la récupérer. "
Mississipi, 1933.
Meg, onze ans, a appris à ne compter sur personne. Depuis que sa mère l'a abandonnée, elle fait partie des grandes filles " inadoptables " de l'orphelinat, où elle se bat chaque jour pour garder espoir malgré le mépris et la cruauté de la présidente.
Birdie, missionnée d'aller retrouver sa sœur récemment mariée à un riche banquier pour sauver sa famille ruinée, découvre un foyer parfait en apparence mais qui repose en réalité sur un tissu de mensonges.
Charlie, internée de force dans un asile après avoir été jugée " faible d'esprit ", est prête à tout pour récupérer sa fille perdue et retrouver sa dignité.
Trois destins qui vont se rencontrer par la force du hasard autour de l'orphelinat du comté de Lafayette, puis converger avec celui d'un groupe de femmes intrépides qui élaborent un plan audacieux : le " Calamity Club ". Mais dans une ville où règne l'hypocrisie, le moindre acte de défi vous expose à tous les dangers... Quel sera le prix à payer pour leur désobéissance ?
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" Intelligent, drôle, et porté par des personnages inoubliables dont les idées et les actions jaillissent de la page. À lire absolument ! " Bonnie Garmus
" Aussi fin, audacieux, et entraînant que déchirant et empreint de compassion,
Le Calamity Club
est une narration de haut vol. Les personnages construits avec brio par Stockett sont tout simplement inoubliables. Bravo à Meg, Birdie et Charlie, qui nous rappellent de ne jamais sous-estimer la résilience inébranlable de femmes intelligentes et fougueuses qui se révoltent contre l'injustice. " Shelley Read
" Grâce à sa narration délicieuse et ses personnages inoubliables,
Le Calamity Club
est une lecture qui vous rend heureux, vous brise et vous réchauffe le cœur en même temps. Je l'ai tellement aimé. " Jennie Godfrey
Lu par Bénédicte
" Si l'impuissance fut votre lot et que sur vous l'emportèrent les salauds, ce livre vous vengera. "
La narratrice donne le ton. Avec une plume acérée et un style foisonnant, le premier roman d'Audrey Alwett suit quatre personnages qui vont œuvrer main dans la main pour faire renaître de ses cendres une sainte moqueuse, jeune protégée de Madame de Maintenon. Ce quatuor, en apparence mal assorti, est constitué d'un jeune pompier, d'une aide-soignante dévalorisée, d'une autrice lesbienne germano-algérienne, et d'un vieux médecin juif athée. Leurs aventures hautes en couleur embarquent le lecteur dans un coin de Normandie pétri de racisme et d'homophobie, où le retour de sainte Emmerderesse pourrait faire bouger les lignes.
Qui n'a jamais été spolié ? Humilié ? De sa plume savoureuse et piquante, Audrey Alwett signe la revanche des pauvres filles en faisant renaître de ses cendres une sainte malicieuse.
Sainte Emmerderesse
est l'aventure folle d'un projet qui échappe à ses créateurs. Impertinent et irrésistible, elle nous invite à un vivre-ensemble joyeux et trépidant. Un premier roman corrosif qui se dévore.
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Un roman féministe à l'immense succès aux États-Unis.
Une jeune fille semble perdue au cœur de la forêt la plus obscure. Nous sommes au XVIIe siècle, sur un territoire qui deviendra les États-Unis. Elle vient de s’échapper, elle court loin de la servitude et des brimades. Maintenant, il faut survivre.
Dans ce conte sauvage, haletant et lyrique, une fille sans avenir brave toutes les violences et s’affirme en désobéissant pour devenir, au gré des épreuves, une véritable héroïne.
« Un portrait saisissant d’une héroïne en fuite vers la liberté. »
La Croix
« Historique mais férocement actuel. »
Vogue
Née en 1978, Lauren Groff est une écrivaine américaine plébiscitée par la critique. Les Furies , bestseller international, Les Monstres de Templeton , Floride et Matrix sont disponibles chez Points.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Carine Chichereau
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte.
Cette nouvelle traduction de Dona Flor et ses deux maris, véritable ode à la liberté, restitue toute la puissance et la sensualité de ce chef-d’oeuvre de la littérature brésilienne.
Traduit du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec
Lu par Bénédicte.
Lu par Bénédicte.
Lu par Pierre.
Lu par Bénédicte.
Jusqu'à ce jour de 1975, Monta Clare était une petite communauté tranquille des Ozarks. Aujourd'hui, les sirènes des voitures de police retentissent dans toute la ville. Dans un quartier paisible, les habitants sont interrogés, tous doivent fournir des alibis. La raison ? Le jeune Patch McCauley a disparu. Dans la forêt voisine, on a retrouvé son tee-shirt, maculé de sang. Saint, une jeune fille du village au caractère bien affirmé, décide de faire tout ce qui est en son pouvoir pour découvrir ce qui est arrivé à son ami. Elle harcèle le shérif, mène sa propre enquête, cherche des pistes. Les jours passent, puis les mois. L'affaire ne fait plus les gros titres des journaux, et cependant, Saint s'obstine. Trois cent sept jours plus tard, Patch McCauley réapparaît. L'affaire est réglée ? Non. Bien au contraire, il faudra des décennies pour élucider tous les mystères et faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé durant ces trois cent sept jours.
Lu par Bénédicte.
Lu par Bénédicte.
Depuis qu'il a survécu à une fièvre mortelle, personne n'a vu son visage. Chaque nuit, l'enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s'enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres.
Alors qu'il entre dans l'adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d'échapper à l'avenir qui lui est promis.
Le Visage de la nuit est un roman éblouissant, traversé d'éclairs sur l'adolescence, la violence et le désir.
Lu par Bénédicte.
Paris est transformé par des travaux titanesques, le cœur d’un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l’oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d’un effroyable dilemme moral, ce sera l’effondrement ou l’apothéose.
Par bonheur, le chat Joseph veille encore.
Passionnant, déchirant, enthousiasmant.
Un grand roman de Pierre Lemaitre.
Lu par Pierre.
Lu par Bénédicte.
Percutant, défiant les genres, radical, politique et pourtant comique, ce premier roman explore nos préoccupations sociales les plus pressantes avec une clairvoyance dévastatrice.
Lu par Pierre
Prix Femina Etranger 2023
Palmarès des libraires - Livres hebdo 2023
Palmarès les 100 meilleurs livres de l'année 2023 du magazine Lire.
Sélection les meilleurs livres de 2023 du journal Le Monde.
« Quand j'étais en prison, j'ai reçu un dictionnaire. Accompagné d'un petit mot : Voici le livre que j'emporterais sur une île déserte. Des livres, mon ancienne professeure m'en ferait parvenir d'autres, mais elle savait que celui-là s'avérerait d'un recours inépuisable. C'est le terme "sentence" que j'y ai cherché en premier. J'avais reçu la mienne, une impossible condamnation à soixante ans d'emprisonnement, de la bouche d'un juge qui croyait en l'au-delà. »
Après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle, Tookie, une quadragénaire d'origine amérindienne, est embauchée par une petite librairie de Minneapolis. Lectrice passionnée, elle s'épanouit dans ce travail. Jusqu'à ce que l'esprit de Flora, une fidèle cliente récemment décédée, ne vienne hanter les rayonnages, mettant Tookie face à ses propres démons, dans une ville bientôt à feu et à sang après la mort de George Floyd, alors qu'une pandémie a mis le monde à l'arrêt...
On retrouve l'immense talent de conteuse d'une des plus grandes romancières américaines, prix Pulitzer 2021, dans ce roman qui se confronte aux fantômes de l'Amérique: le racisme et l'intolérance.
" Une histoire palpitante, flamboyante et délicieusement agitée." Page des Libraires
Lu par Bénédicte.

Excellent.
Lu par Bénédicte.

Inoubliable.
Lu par Bénédicte.

Excellent.
Vous n’avez jamais lu un texte comme celui-là !
Une vieille dame enregistre sur un petit magnétophone le journal d’une année de vie en maison de retraite. Sa fille, l’écrivaine Lídia Jorge, retranscrit les textes et leur rend leur force littéraire en suivant les pas de ce personnage extraordinaire qui a gardé une mémoire intacte, une imagination fertile, une curiosité pour les autres et une attention réelle à la beauté du monde, en dialoguant avec la mort comme avec un adversaire légitime.
Ce texte constitue un condensé incroyable de force vitale, de dérision, de révolte et de foi dans la vie. Avec des instants mémorables de la relation entre une mère et sa fille. Tout cela transforme ce récit en un témoignage admirable sur la condition humaine.
Misericordia est une véritable prouesse littéraire. Un récit à la fois brutal, ironique et aimable, un mélange de larmes et de rires qu’on n’oublie pas. Il nous montre une femme exceptionnelle portée par l’immortalité de l’espoir.
Lu par Bénédicte.

Inoubliable.
Lu par Bénédicte.

Inoubliable.
Lu par Bénédicte

Lu par Bénédicte

Une nuit, j’ai reçu un appel de ma mère. Elle me disait au téléphone que l’homme avec qui elle vivait était ivre et qu’il l’insultait. Cela faisait plusieurs années que la même scène se reproduisait : cet homme buvait et une fois sous l’influence de l’alcool il l’attaquait avec des mots d’une violence extrême. Elle qui avait quitté mon père quelques années plus tôt pour échapper à l’enfermement domestique se retrouvait à nouveau piégée. Elle me l’avait caché pour ne pas « m’inquiéter » mais cette nuit-là était celle de trop.
Je lui ai conseillé de partir, sans attendre. Mais comment vivre, et où, sans argent, sans diplômes, sans permis de conduire, parce qu’on a passé sa vie à élever des enfants et à subir la brutalité masculine ?
Ce livre est le récit d’une évasion.
É. L.
Édouard Louis est l’auteur de plusieurs ouvrages autobiographiques, traduits dans une trentaine de langues.
Lu par Bénédicte.

Excellent.
Paul a commis l’irréparable : il a tué son père. Seulement voilà : quand il s’est décidé à passer à l’acte, Thomas Lanski était déjà mort… de mort naturelle. Il ne faudra rien de moins qu’une obligation de soins pendant un an pour démêler les circonstances qui ont conduit Paul à ce parricide dont il n’est pas vraiment l’auteur.
L’Origine des larmes est le récit que Paul confie à son psychiatre : l’histoire d’un homme blessé, qui voue une haine obsessionnelle à son géniteur coupable à ses yeux d’avoir fait souffrir sa femme et son fils tout au long de leur vie. L’apprentissage de la vengeance, en quelque sorte.
Mélange d’humour et de mélancolie, ce roman peut se lire comme une comédie noire ou un drame burlesque. Ou les deux à la fois.
Lu par Bénédicte

Excellent .
Pour raconter cette histoire, il faut partir de zéro : la rose, bien sûr, mais aussi, aussitôt, l’amour, la mort, l’enfance, les livres, les séries policières.
Simon Crubel est amoureux. Amoureux et bibliothécaire.
Attendons-nous au pire.
Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne.
Il est l'auteur de Le Répondeur et de Pas de souci (Quidam éditeur, 2020 et 2022) et de Nos âmes seules (Quidam éditeur, 2023).
Lu par Bénédicte

Excellent .
Lu par Bénédicte.

Inoubliable !
Massachusetts, 1869. Margaret Maher, jeune immigrante irlandaise, est farouchement indépendante. Quand Edward Dickinson lui propose de devenir bonne dans sa grande demeure d'Amherst, Margaret accepte en se disant que les gages financeront son voyage vers la Californie, où elle compte retrouver ses deux frères. Elle est loin d'imaginer qu'elle restera trente ans dans cette maison et tissera au fil du temps une amitié aussi particulière qu'indéfectible avec la fille aînée des Dickinson, l'excentrique et talentueuse Emily...
Ce roman généreux et évocateur explore la personnalité énigmatique d'Emily Dickinson, de sa pensée hardie à son écriture incandescente, à travers les mots simples et justes de sa plus grande confidente et protectrice – qui jouera un rôle déterminant dans la reconnaissance posthume de son oeuvre.
Lu par Bénédicte.

Bien !
« Sa capuche tombait bas sur son visage, frêle était-elle, osseuse, menue, telle une enfant, réduite par la faim à presque rien, à sa racine, ses nerfs, ses fibres, ses tendons. Bien qu’affamée et aveuglée par les ténèbres, elle était vive. »
Une jeune fille semble perdue au cœur de la forêt la plus obscure. Nous sommes au XVIIe siècle, dans un territoire qui deviendra les États-Unis. Elle vient de s’échapper, elle court loin de la servitude et des brimades. Maintenant, il faut survivre.
Dans ce conte sauvage, une fille sans avenir s’affirme en désobéissant, pour devenir au gré des épreuves une véritable héroïne. Les terres indomptées est un grand roman d’aventures, haletant, lyrique, porté par une écriture en état de grâce.
Lu par Bénédicte
Inoubliable.
– On pourrait simplement marcher.
C'était une idée ridicule, mais j'avais décidé de la proposer quand même.
– Marcher ?
– Oui. Simplement marcher.
Raynor et son mari Moth sont cachés sous l'escalier. Des huissiers tambourinent à la porte : ils doivent immédiatement quitter leur maison. La maison qu'ils ont construite pierre après pierre, où ils ont élevé leurs enfants et qui est leur unique source de revenus, va être saisie.
Dans la même semaine, Moth, qui a tout juste cinquante ans, apprend qu'il est atteint d'une maladie incurable.
Quand tout semble perdu, faut-il rendre les armes ? Raynor en a décidé autrement. Ils n'ont plus d'argent, plus de maison ? Eh bien, ils marcheront.
Sacs bon marché et tente d'occasion sur le dos, 115 livres en poche, voilà le couple de Gallois prêt à parcourir les 1 013 km du célèbre sentier côtier du Sud-Ouest de l'Angleterre, leSouth West Coast Path. Du Somerset au Dorset, en passant par le Devon et les Cornouailles, Raynor et Moth découvrent le camping sauvage, les longues journées de randonnée, le corps qui fait mal, la faim, le regard des autres. Mais, aussi et surtout, ils apprennent à s'imprégner de la nature, à vivre au gré des marées et du soleil, à marcher vers l'espoir. Et si le chemin de sel était devenu leur nouvelle maison ?
Le Chemin de sel est un récit de guérison et de renaissance qui nous entraîne dans un extraordinaire voyage à travers de sublimes paysages.
Lu par Bénédicte.

Excellent !
Comment devient-on une femme quand on ne sait pas qui est sa mère ? Nous sommes en 1975, sous l’ubuesque dictature d’Idi Amin Dada. La jeune Kirabo a été élevée par ses grands-parents en Ouganda, personne ne veut lui dire qui est sa mère. Têtue et volontaire, elle décide de chercher la vérité et d’interroger Nsuuta la sorcière. Avec un style à la fois épique et profondément intime, drôle et émouvant, Jennifer Nansubuga Makumbi restitue le surréalisme de la vie quotidienne dans une période imprévisible et absurde. Elle explore avec brio les mythes sur la maternité et comment la sagesse féminine du passé irrigue le présent et le futur. À travers la légende de la Première Femme, elle nous montre comment les sociétés se fondent dans la fabrication des mythes mais aussi dans leur transformation. Entre folklore et féminisme moderne, cette histoire ouvre de nouveaux mondes au lecteur.
« Le style de Makumbi est irrésistible et poignant. Elle sait être à la fois poétique et nuancée, brillante et maline. La Première Femme offre au lecteur une héroïne extraordinaire et l’incroyable honneur de pouvoir l’accompagner dans son voyage. » The New York Times
Lu par Bénédicte.

Excellent !
Mais très vite, Yann observe avec intérêt les impressionnantes archives de sa famille dans l’ancien bureau d’Octave, son arrière-grand-père. Irrésistiblement attiré par ces carnets, véritables journaux de bord, il se plonge dans leur lecture. Octave, qui rêvait de dompter la mer en concevant de nouveaux bateaux à moteurs, a fondé au début du XXe siècle une illustre compagnie maritime, Kérambrun & Fils. L’entreprise a contribué à la fortune de la ville et son fondateur en est devenu un des principaux notables. Pourtant, derrière l’image brillante de grand capitaine d’industrie s’esquisse rapidement un autre visage : le patron génial, visionnaire était un père et un époux inquiet, un homme qui a traversé des drames et dont les doutes et les blessures semblent faire écho à celles de son arrière-petit-fils. Pourquoi ? Quelles douleurs, quels secrets taisent les carnets d’Octave ?
En plongeant dans la vie de son aïeul, son arrière-petit-fils va tenter de comprendre les failles qui lézardent la légende familiale. Ce faisant, il découvrira l’histoire tourmentée de Cézembre, une île microscopique mais à la position stratégique face à la ville. En éclairant le passé, en apprivoisant les éléments maritimes, le solitaire Yann de Kérambrun parviendra à adoucir le présent et, peut-être, à vivre à nouveau les sentiments qu’il fuyait.
Au fil de pages magnifiques qui sont autant de tableaux de cette côte bretonne à la beauté aussi envoûtante qu’inquiétante, l’époustouflante saga d’une famille malouine dont la mer a fait la fortune et le malheur.
Lu par Bénédicte.

Excellent !
« Le Prix Pulitzer est un choc littéraire, un roman extraordinaire où un jeune garçon se fait le porte-voix de ces régions deshéritées qui votent Trump.» La Tribune Dimanche
« Déjà, je me suis mis au monde tout seul. Ils étaient trois ou quatre à assister à l'événement, et ils m'ont toujours accordé une chose : c'est moi qui ai dû me taper le plus dur, vu que ma mère était, disons, hors du coup. » Demon Copperhead
Né à même le sol d'un mobil-home au fin fond des Appalaches d'une jeune toxicomane et d'un père trop tôt disparu,Demon Copperhead est le digne héritier d'un célèbre personnage de Charles Dickens. De services sociaux défaillants en familles d'accueil véreuses, de tribunaux pour mineurs au cercle infernal de l'addiction, le garçon va être confronté aux pires épreuves et au mépris de la société à l'égard des plus démunis. Pourtant, à chacune des étapes de sa tragique épopée, c'est son instinct de survie qui triomphe. Demon saura-t-il devenir le héros de sa propre existence ?
Comment ne pas être attendri, secoué, bouleversépar la gouaille, lucide et désespérée, de ce David Copperfield des temps modernes ? S'il raconte sans fard une Amérique ravagée par les inégalités, l'ignorance, et les opioïdes - dont les premières victimes sont les enfants -, le roman de Barbara Kingsolver lui redonne toute son humanité. L'auteur de L'Arbre aux haricots et des Yeux dans les arbres signe là un de ses romans les plus forts, couronné par le prestigieux prix Pulitzer et le Women's prize for fiction.
«C'est là une magnifique démonstration de l'art de la narration. La voix de Demon sonne juste et ses péripéties aussi. » Stephen King
« Un David Copperfield des Appalaches ... Demon Copperhead réimagine le roman de Dickens dans une Amérique rurale moderne confrontée à la pauvreté et à la crise des opioïdes ... Le roman de Kingsolver vous emporte avec autant de force que l'original. » The New York Times
« Un véritable tour de force littéraire, une claque ! » La Librairie des Batignolles, Paris
« Un immense roman dont vous ne sortirez pas indemne...» Les Arpenteurs, Paris
« Il est des personnages auxquels on s'attache tant qu'on ne voudrait jamais les quitter. Demon Copperhead est indéniablement de ceux-là. » L'Atelier, Paris
« Six cents pages inoubliables qu'on ne peut lâcher. » Le goût des mots, Château-Chinon
« Un coup de coeur certain, dès les premières lignes. »Tome 5, Thionville
Lu par Bénédicte.

Inoubliable.
Lu par Bénédicte.
Angleterre, 1318.
Joan de Leeds fait le pari fou de s’évader de l’abbaye bénédictine de Saint-Clément, où elle est cloîtrée depuis l'enfance.
À la lueur d’une chandelle, la jeune femme dévoile son plan à quelques sœurs de confiance : puisque seule la mort peut défaire une moniale de son serment, elle simulera la sienne pour déjouer la vigilance de ses supérieures.
Débute alors l’incroyable quête de Joan, qui la mènera jusqu'à Londres, à la découverte de ce que les écritures lui avaient caché : le plaisir, la connaissance et la liberté.
Il lui faudra cependant échapper à la vengeance de l'impitoyable abbesse, prête à tout pour rattraper la fugitive.
Lu par Bénédicte
Bien !
Aux confins des Alpes, à l'époque médiévale. Hugon, seigneur de Bure, être cruel et tyrannique, marque son temps et sa lignée au fer rouge avec la bénédiction de l'Église. Encore adolescent, il n'hésite pas à accuser un innocent afin de couvrir un crime que lui-même venait de commettre. Un simulacre de procès conduira le pauvre homme au bûcher, où il brûlera sous les yeux de Gala, sa fille à la beauté irradiante. De ce jour, recluse dans les bois de Bénévent, Gala s'ensauvage.
Un jour, Hugon la soumet. De ce viol naissent trois enfants. Chaque nourrisson porte au cou la marque du seigneur de Bure, un coquelicot cousu à même la peau. L'accoucheuse confie Reine à Clarisse de Bure, épouse du seigneur, qui se croit stérile, et abandonne Éphraïm, garçon aux yeux vairons, sur le seuil d'un prieuré où un bénédictin l'élèvera comme son fils. Quant à la troisième nouvelle-née, laissée pour morte, elle sera l'idiote, l'attardée sublime, surnommée Mange-Ciel.
Tout en remontant la généalogie de cette histoire de pouvoir, de vengeance et de justice au temps du Moyen-Âge,
Trois fois la colère
s'empare de quelques-unes des questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, le hiatus entre la justice et la vengeance, la tension entre l'empire du passé et les identités à inventer. À quoi s'ajoute ce personnage central de toute l'œuvre de Laurine Roux : la nature. La nature toujours souveraine, toujours promesse de refuge, immuable symbole de l'amour, de l'espoir et de la révolte.
Lu par Bénédicte
Lu par Bénédicte
Rentrée littéraire 2025
Dans une petite ville du Donbass, en 2014, Marianna se meurt. Surnommée « la Dame Blanche », mi-magicienne, mi-gardienne des lieux, elle a dirigé la blanchisserie de la mine de charbon, consacrant sa vie à laver, blanchir, assainir le linge. Sa fille, Janna, se demande si elle devra reprendre cette mission purificatrice. C’est alors que réapparaît Valet, le voisin, qui s’est engagé dans les forces de l’ordre russes. Réprouvé par la population ukrainienne et hanté par un désir de vengeance, Valet attend son heure
Dans ce roman puissant, parfois terrifiant, Sergueï Lebedev scrute la vie quotidienne dans le Donbass au moment de l’invasion russe. Il dénonce avec force la mainmise de la Russie sur l’Ukraine et les habitudes soviétiques qui perdurent. La mine de charbon, qui a une voix propre dans le récit, cache un terrible secret : lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs y ont été ensevelis par les Allemands. C’est au-dessus de ce lieu maudit que, un jour de juillet 2014, un avion de ligne est abattu par un missile russe…
Sergueï Lebedev, connu pour examiner sans complaisance les maux de l’Histoire, met en lumière le point de rencontre du nazisme et du communisme soviétique, qui a donné naissance au nouveau totalitarisme de la Russie d’aujourd’hui.
Lu par Pierre
À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.
Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles.
Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Lu par Bénédicte